Cuisine plus : attention aux appels

Attention aux vendeurs de cuisines sans gêne. C’est peu dire que les cuisinistes sont connus pour avoir des méthodes de vendeurs de tapis. Ou de vendeurs de cuisines, car en fait, dans la culture populaire, ils sont devenus les nouveaux rois du marketing à la noix. Dans le genre « c’est justement l’anniversaire du chien du patron, mais il se finit ce soir et il faut signer tout de suite ».

Mais certains vont encore plus loin.

Le spam téléphonique

Oui, il y a toujours plus osé dans leurs méthodes de « recrutement ». Certains cuisinistes ont des méthodes sans gêne pour essayer d’appâter le chaland et de trouver de nouveaux « clients ».

Leur idée : aller espionner les listes de permis de construire délivrés par les mairies. Ensuite, ils croisent les adresses, les noms de famille présents sur les permis de construire, et les fichiers internes et les listes d’opérateurs téléphoniques.

Résultat : spam téléphonique. Connu pour faire cela : Cuisine plus [ou ceux qui appellent en se faisant passer pour eux] (notamment depuis le numéro 02 51 45 37 04 – ce numéro est connu pour ça). Ils appellent avec un discours inquisiteur, en brandissant les informations du permis de construire. On se sent espionné, c’est très désagréable.

Cet appel, réel, reçu par une de nos connaissances, illustre bien les méthodes désastreuses auxquelles se livrent de nombreuses sociétés. En l’occurrence, les cuisinistes ne sont pas les seuls : plombier, peintre, électricien… à peu près une société de chaque métier a envoyé du spam, suite à ce dépôt de permis de construire. La différence, c’est que d’une part ces autres sociétés étaient de pauvres bougres de quelques employés, et non des mastodontes générant des dizaines de millions d’euros de CA par an. D’autre part, ils ont fait ce spam par courrier, et non en appelant un numéro privé.

Note : nous avons agrémenté cet article d’une photo illustrative, photo prise sur le domaine public, sur laquelle on voit quelques enseignes. Comme l’indique ce site (http://www.virusphoto.com/32963-le-droit-a-limage-des-biens-et-des-personnes.html), les photos illustratives sont autorisées à condition de ne pas causer de trouble anormal, et que la photo soit prise depuis le domaine public, et que la société ne soit pas le sujet principal de l’image. Ce qui est bien le cas sur cet exemple.

« Le droit de réaliser, publier, exploiter l’image des biens d’autrui, et ce sans l’autorisation du propriétaire est admis, pourvu que la reproduction et l’exploitation commerciale ne causent pas un préjudice particulier à ce dernier ». (Cour de cassation, 1ère Ch. Civile, 2 mai 2001. n°99-10709 ).

On entend par préjudice particulier un effet tangible lié à la photo (par exemple une foule qui viendrait à cet endroit, etc.)

mars 10th, 2015 de